CHIRURGIE ORTHOPÉDIQUE et TRAUMATOLOGIQUE - MONTPELLIER
CHIRURGIE OSSEUSE ET ARTICULAIRE - CHIRURGIE PROTHÉTIQUE - CHIRURGIE ARTHROSCOPIQUE - CHIRURGIE DU SPORT
Le resurfaçage de hanche — Alternative conservatrice à Montpellier
Le Dr Pierre-Étienne Moreau, chirurgien agréé par la Société Française de la Hanche et du Genou (SFHG) pour la pratique du resurfaçage, et le Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier, vous présentent cette technique de remplacement articulaire conservatrice destinée aux patients jeunes et actifs.
Qu'est-ce que le resurfaçage de hanche ?
Le resurfaçage de hanche est un remplacement articulaire qui diffère d'une prothèse totale de hanche classique. Dans le resurfaçage, le col fémoral est conservé et la tête fémorale n'est pas retirée mais retaillée pour recevoir l'implant. Au niveau du bassin, la cavité acétabulaire est moins creusée que pour une prothèse conventionnelle. Cela aboutit à une économie maximale du stock osseux.
Un peu d'histoire
Dans les années 1980, de nombreux chirurgiens ont implanté des resurfaçages. Les résultats n'ont pas été ceux espérés : complications fréquentes et descellements précoces, essentiellement dus à la mauvaise qualité des matériaux utilisés.
Au milieu des années 1990, une deuxième génération de resurfaçages est apparue. Les progrès des matériaux, l'amélioration de la fixation et la restriction des indications font qu'aujourd'hui, une prothèse de resurfaçage donne des résultats équivalents à ceux d'une prothèse totale de hanche conventionnelle, avec un recul d'au moins 10 ans.
Les avantages du resurfaçage
Le resurfaçage présente plusieurs avantages majeurs par rapport à une prothèse totale de hanche :
- Sports sans restriction : le resurfaçage permet de pratiquer tous types de sports, y compris les sports à impact élevé (course à pied, sports de combat, sports collectifs) — ce qui n'est pas recommandé avec une prothèse totale classique
- Préservation du capital osseux : en cas de reprise chirurgicale, la préservation osseuse permet dans la majorité des cas de mettre en place une prothèse totale conventionnelle avec un résultat aussi bon que si la hanche n'avait pas été opérée
- Risque de luxation extrêmement réduit : le diamètre de l'implant est très proche de celui de la tête fémorale naturelle
À qui s'adresse le resurfaçage ?
Tous les patients ne peuvent pas bénéficier d'un resurfaçage. Il doit être réservé aux patients réunissant les critères suivants :
- Âge : moins de 50 ans (limite théorique)
- Activité : activité professionnelle physiquement exigeante (travailleur de force, port de charges lourdes) et/ou pratique sportive de niveau d'impact moyen ou élevé
- Projet de vie : poursuite de ces activités intenses après l'intervention
- État physiologique : qualité osseuse suffisante et diamètre de la tête fémorale supérieur ou égal à 48 mm
Les contre-indications
Le resurfaçage est contre-indiqué chez les patients atteints de polyarthrite rhumatoïde, d'ostéonécrose étendue de la tête fémorale et chez les femmes en âge de procréer. Les autres contre-indications sont :
- L'ostéoporose ou l'ostéopénie
- La dysplasie sévère de la cavité acétabulaire
- L'insuffisance rénale
- L'allergie au chrome, au cobalt ou au nickel
Agrément du chirurgien — SFHG
Depuis 2014, les chirurgiens autorisés à pratiquer le resurfaçage doivent être obligatoirement agréés par la Société Française de la Hanche et du Genou (SFHG). Cet agrément valide un cursus de formation spécifique, une expérience peropératoire documentée et l'engagement à participer au registre national de suivi. Le Dr Moreau, du cabinet Orthodoc à Montpellier, est titulaire de cet agrément.
Le suivi après resurfaçage
Tout patient opéré d'un resurfaçage doit obligatoirement se soumettre à un suivi régulier auprès de son chirurgien. Ce suivi comporte :
- Un examen clinique
- Un examen radiologique
- Un dosage sanguin des ions métalliques (chrome et cobalt)
Le patient doit par ailleurs accepter que les données de ce bilan soient conservées au sein d'un registre national de suivi.
Information à visée pédagogique conforme à la loi du 4 mars 2002 sur l'information loyale, claire et appropriée. Ne se substitue pas à une consultation médicale individualisée. En cas d'urgence, contactez le 15 (SAMU) ou le service des urgences de la Polyclinique Saint-Roch au 04 67 61 88 88.
Questions fréquentes — Resurfaçage de hanche
Réponses du Dr Pierre-Étienne Moreau et du Dr Laurent Geiss, chirurgiens orthopédistes spécialistes de la hanche à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.
La différence essentielle est l'économie osseuse : dans une prothèse totale, la tête fémorale est retirée et remplacée par une tige métallique insérée dans le fémur, alors que dans un resurfaçage, la tête fémorale est conservée et simplement retaillée pour recevoir un capuchon métallique. Le col fémoral est intégralement préservé. Cette préservation du capital osseux a deux conséquences majeures : elle facilite une éventuelle reprise chirurgicale ultérieure dans d'excellentes conditions, en posant alors une prothèse totale conventionnelle, et elle autorise la pratique de tous les sports sans restriction, y compris les sports à impact élevé — ce qui n'est pas recommandé avec une prothèse totale classique.
Oui, tous les sports sont autorisés après un resurfaçage de hanche, y compris les sports à impact élevé : course à pied, sports de combat, football, rugby, ski, tennis simple, sports de raquette. C'est le principal avantage du resurfaçage par rapport à la prothèse totale classique, pour laquelle les sports à impact répétés sont déconseillés afin de préserver la longévité de l'implant. Le diamètre de l'implant de resurfaçage est très proche de celui de la tête fémorale naturelle, ce qui restitue une biomécanique très proche de la normale et permet de retrouver des amplitudes articulaires complètes. La reprise sportive est progressive, en moyenne entre 3 et 6 mois selon le sport pratiqué.
Depuis 2014, seuls les chirurgiens agréés par la Société Française de la Hanche et du Genou (SFHG) sont autorisés à pratiquer le resurfaçage de hanche en France. Cet agrément est délivré après validation d'un cursus de formation spécifique, d'une expérience peropératoire documentée et d'un engagement à participer au registre national de suivi. Actuellement, seuls quelques chirurgiens en France détiennent cet agrément, dont le Dr Moreau du cabinet Orthodoc à Montpellier. Cette rareté s'explique par le caractère technique de l'intervention, l'exigence de suivi post-opératoire (dosage des ions métalliques) et la restriction des indications à un profil de patient bien défini.
Le resurfaçage est contre-indiqué chez les femmes en âge de procréer en raison du couple de frottement métal-métal et du risque théorique de passage transplacentaire d'ions métalliques (chrome, cobalt). Chez les femmes ménopausées, l'indication est évaluée au cas par cas en fonction de plusieurs critères : qualité osseuse à l'ostéodensitométrie, diamètre de la tête fémorale (qui doit être suffisamment grand, idéalement supérieur ou égal à 48 mm), demande fonctionnelle, niveau d'activité sportive ou professionnelle. Cette évaluation rigoureuse en consultation pré-opératoire permet de poser une indication précise et de proposer le resurfaçage uniquement aux patientes pour lesquelles le rapport bénéfice/risque est clairement favorable.
Avec les implants de dernière génération et le respect strict des indications, le resurfaçage de hanche donne des résultats équivalents à ceux d'une prothèse totale conventionnelle avec un recul d'au moins 10 ans. Les registres internationaux montrent un taux de survie satisfaisant des implants à long terme chez les patients sélectionnés selon les critères actuels (homme de moins de 50 ans, qualité osseuse suffisante, diamètre fémoral adapté). Le suivi régulier annuel — examen clinique, radiographies, dosage sanguin des ions chrome et cobalt — permet de détecter toute anomalie précocement. En cas de nécessité de changement, la préservation du capital osseux permet de poser une prothèse totale dans d'excellentes conditions, équivalentes à une première pose.
Le resurfaçage de hanche utilise un couple de frottement métal-métal, qui libère en très faible quantité des ions métalliques de chrome et de cobalt dans l'organisme. Le dosage sanguin régulier de ces ions, prélevé une fois par an, permet de surveiller leur taux et de détecter une éventuelle élévation anormale qui pourrait signaler une usure prématurée ou un mauvais positionnement de l'implant. Ce suivi est obligatoire en France et fait partie du protocole national imposé par la SFHG depuis 2014. Les résultats sont transmis à un registre national de suivi auquel chaque patient opéré doit accepter d'adhérer. Cette surveillance rigoureuse a permis d'améliorer significativement la sécurité du resurfaçage moderne.
Le resurfaçage pourrait être une alternative adaptée à votre profil. Prenez rendez-vous pour un bilan personnalisé à la Polyclinique Saint-Roch de Montpellier.
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